Le Pré-cinéma d'animation abstrait

A travers les oeuvres de Walter Ruttmann, Oskar Fischinger, Hans Richter, Viking Eggeling

Hans Richter (1888-1976)

Hans Richter

Hans Richter

Hans Richter est un peintre et cinéaste allemand né en 1888 à Berlin. À 20 ans, il est étudiant à l’Académie des Beaux Arts de Berlin. L’année suivante, il étudie à l’Académie de Weimar.

En 1913, il rencontre l’écrivain futuriste Filippo Tommaso Marinetti. Cette rencontre le pousse à s’orienter vers la recherche. Le début de sa carrière est marquée par un lien étroit avec le cubisme, ce que l’on constate notamment dans des œuvres comme Violoncelle (1914) ou Orchestre (1915). Il est ensuite inspiré par l’expressionnisme. L’œuvre Portraits visionnaires (1917), témoigne de cette influence. À la même époque, la revue Die Atkon lui consacre un numéro spécial. Richter rejoint Dada puis s’oriente vers une peinture abstraite construite autour de la décomposition du mouvement : Tête dada en est une illustration.

C’est en 1919, que Hans Richter entreprend ses premières expérimentations cinématographiques. Il développe la « technique du rouleau », qui consiste à dessiner des formes sur un rouleau qui est ensuite filmé : c’est ainsi que l’artiste crée des images animées. Cette technique caractérise ses premiers courts-métrages, dont Rythmus 21 (1921).

L’année 1920 marque le retour d’Hans Richter à Berlin. Il adhère au Novembergruppe et à de Stilj, et fonde la revue G avec le peintre russe Lazar Lissitzky. 20 ans plus tard, Richter fuit l’Allemagne et émigre aux États Unis. Il réalise le film Dreams that money can buy en 1944 avec la participation de Alexander Calder, Man Ray, Fernand Léger et Marcel Duchamp, tous liés à Dada. Il réitère sa collaboration avec Duchamp pour le film Dadascope (1961), auquel participent aussi Hans Arp, Raoul Hausmann, Richard Hülsenbeck, Kurt Schwitters et Tristan Tzara, eux aussi liés à Dada.

Parallèlement à son œuvre cinématographique, Richter ne s’arrête pas de peindre. La fin de sa carrière picturale est marquée par une recherche d’effets de flou que l’on retrouve notamment dans les œuvres Moto-rythme 7 (1960) ou l’Oiseau bleu (1963).

Il s’éteint à Muralto en 1976.

Filmographie

1921 : Rhythmus 21

1923 : Rhythmus 23

1925 : Rhythmus 25

1926 : Filmstudie – Film Study

1927/1928 : Inflation

1928 : Vormittagsspuk – Ghost Before Breakfast

1929 : Zweigroschenzauber – Two penny Magic

1929 : The Storming of La Sarraz

1929 : Rennsymphonie – Race Symphony

1929 : Everyday

1929 : Alles dreht sich, alles bewegt sich

1930 : Neue Leben

1931 : Europa radio

1933 : Hallo Everybody

1934 : Keine Zeit für Tränen

1936 : Vom Blitz zum Fernsehbild

1947 : Dreams That Money can Buy

1957 : 8 X 8 : A Chess Sonata in 8 Movements

1961 : Dadascope

Webographie

« Hans Richter », http://www.arte.tv/fr/hans-richter/966444,CmC=966430.html, publié le 2 octobre 2005, [consulté le 17.04.13]
« Hans Richter », http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Richter/154109, s.d, [consulté le 17.04.13]

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